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Rue de la Rousselle : point de situation

Centre ville
Point de situation - février 2022
Dans la nuit du 20 au 21 juin 2021, deux immeubles (n° 19 et 21) de la rue de la Rousselle s'effondraient, obligeant la ville de Bordeaux à établir un vaste périmètre de sécurité pour prévenir tout nouveau risque. 13 immeubles ont été évacués, impactant directement près de 130 personnes. Rapidement, la Mairie s'est substituée aux propriétaires pour mettre en oeuvre les deux premières phases de travaux et a organisé le gardiennage du périmètre de sécurité. La 3e phase des travaux a démarré mi-février.  

Où en est le chantier ?

La troisième phase a commencé le 14 février. Elle devrait durer trois mois (sauf aléas de chantier).  Cette phase particulièrement délicate consiste à évacuer les gravats dans la dent creuse des immeubles effondrés, puis de sécuriser et butonner les murs mitoyens (17 et 23) avant la réouverture de la rue aux piétons.

Le gardiennage de la zone est maintenu pour toute la durée des travaux ; l'accès aux commerces reste préservé.
La Mairie reste particulièrement vigilante à l'ensemble des alertes qui pourrait lui être transmises, eu égard au niveau de dangerosité du site pour la sécurité des personnes.

Au terme des travaux, il pourra être statué sur les levées de péril des immeubles inclus dans le périmètre de sécurité.

Au niveau de la circulation, la rue de la Porte Saint Jean est interdite (y compris aux piétons), tout comme la rue de la Rousselle entre l'impasse Fauré et la rue du Muguet.  Un cheminement piéton sera mis en place pour l'accès à l'impasse Fauré, et entre le 1 et le 13 rue de la Rousselle.

Pour rappel

La phase 1 des travaux a consisté à sécuriser les immeubles côté impair de l'impasse Fauré.

La phase 2 des travaux a consisté à :
  • La purge des éléments en suspension menaçant de tomber au-dessus de la dent creuse.
  • L'agrafage des angles de façades et des murs de refends des 17 et 23 rue de la Rousselle pour les stabiliser.
  • L'évacuation des gravats sur la rue en préservant les preuves (enregistrement vidéo et tri des gravats selon les indications de l'expert désigné par le juge civil).
  • L'étrésillonnement des immeubles pairs.

 

Un diagnostic du centre ancien

Suite à ces effondrements, l'Etat accompagne Bordeaux Métropole et la ville de Bordeaux qui confient au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) le pilotage d'une étude globale sur l'identification d'éventuels facteurs de risques particuliers liés à la situation du bâti, des réseaux ou des sols du centre historique de Bordeaux.

Cette étude qui a débuté le 10 février permettra d'identifier les facteurs potentiels de fragilité des bâtiments. Elle permettra de déterminer si des actions complémentaires de la Mairie et de la Métropole sont nécessaires (PLU, assainissement…) pour mieux préserver le centre historique.